Composition chimique et utilisation

PROPRIÉTÉS DE LA MOLÉCULE

L’aspartame [E951] fait partie des édulcorants intenses avec un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du saccharose. Un édulcorant est une substance d'origine naturelle ou de synthèse donnant une saveur sucrée aux denrées alimentaires. On distingue deux catégories d’édulcorants, tous soumis à la réglementation européenne des additifs alimentaires :

  •  les « nutritifs » ont un pouvoir sucrant inférieur ou proche de celui du sucre. On distingue parmi eux les « sucres » tels que le saccharose, le fructose, le glucose… et les polyols, appelés aussi sucres-alcool comme le mannitol [E421], le xylitol [E967], le sorbitol [E420]… Ces derniers apportent environ 2.4 kilocalories par gramme contre 4kcal/g pour le saccharose (sucre blanc).
  •  les édulcorants intenses qui peuvent être chimique ou d’origine naturelle, ont un haut pouvoir sucrant (de 100 à plus de 1000 fois plus sucrants que le saccharose) et présentent une valeur énergétique quasi nulle.

L’apport calorique de l’aspartame est très faible : 4cal/g. Il est utilisé dans un certain nombre de denrées alimentaires, comme les boissons, les desserts, les confiseries, les produits laitiers, les chewing-gums, les produits hypocaloriques et amaigrissants… L'aspartame est l'édulcorant intense le plus utilisé dans le monde, il est présent dans plus de 5 000 produits dit «  allégés ». L'aspartame a aussi l’avantage de ne pas favoriser les caries, l’aspartame n’étant pas du sucre. L’aspartame, dont la formule brute est C14H18N2O5  et la masse moléculaire est 294,31g/mol, est un dipeptide: molécule constituée de méthanol (10%) et de deux acides aminés : la phénylalanine (50%) et l’acide aspartique (40%), liés par une liaison peptidique. Ces deux acides aminés se trouvent à l'état naturel dans tous les aliments contenant des protéines tels que, la viande, les céréales et les produits laitiers. 

C'est la configuration de la molécule de l’aspartame qui permet d'activer plus de récepteurs sur la langue (les papilles) donnant alors l'impression d'un goût plus sucré que celui du saccharose. Pour activer les récepteurs du goût sucré, une molécule doit comporter trois régions caractéristiques :

  • un groupement NH ou OH,
  • un atome d'oxygène ou d'azote,
  • un groupement hydrophobe.

HISTOIRE ET LÉGISLATION

            L'aspartame fut découvert par hasard en 1965 par J. Schlatter, chimiste de la société Searle, lors de la synthèse d'un médicament antiulcéreux. Une première autorisation de mise sur le marché (AMM) a été accordée aux Etats-Unis par la Food and Drug Administration (FDA) en 1974. Cette autorisation a été suspendue quelques mois après, à la suite de possibles effets toxiques et cancérogènes sur le cerveau de ce composé. Après que les effets toxiques furent démontrés comme non véritables, la FDA a de nouveau accordé l’AMM dans les aliments solides en 1981 puis dans les liquides en 1983.

L’aspartame est autorisé (directive 94/35/CE) en France en 1988 sous le code E 951 dans la classification européenne des additifs alimentaires. Le brevet de l’aspartame est tombé dans le domaine public en 1992. En 1994, l’utilisation de l’aspartame en tant qu’édulcorant est adoptée par les pays membre de l’Union Européenne puis dans plus de 90 pays. L'aspartame est l'édulcorant intense le plus utilisé dans le monde, il est présent dans plus de 5 000 produits dit « allégés ».

La DJA est l'outil mis au point pour apprécier les risques toxicologiques liés à la consommation des additifs. Un comité mixte OMS (Organisation Mondiale de la Santé)/FAO (Food and Agriculture Organization) ont établi l'innocuité de l'aspartame en 1981 et ont permis de fixer une DJA de 40 mg/kg de poids corporel/jour.La DJA garantit, en outre, une grande marge de sécurité. Les autorités déterminent un niveau d’additif ne présentant aucun effet toxique chez l’animal, appliquent un facteur de sécurité de 100 (représentant la différence entre l'animal et l'homme et la différence de sensibilité entre hommes) et calculent ensuite la dose journalière admissible.

Pour les produits contenant de l'aspartame, sa présence doit être indiquée par l'une des mentions suivantes :

  • " Contenant de l'aspartame ",
  • " Édulcoré à l'aspartame",
  • " À l'aspartame ".

Il doit figurer la mention "contient de la phénylalanine" car les individus souffrants de phénylcétonurie (maladie qui touche un nouveau-né sur 15 000) ne peuvent pas consommer d’aliments contenant de la phénylalanine. La phénylcétonurie (PCU) est maladie génétique liée au déficit de l’enzyme phénylalanine hydroxylase (PAH) qui permet la transformation d’un acide aminé : la phénylalanine (Phe) en un autre acide aminé : la tyrosine (Tyr). Le déficit entraîne une augmentation de la phénylalanine plasmatique qui est toxique pour le cerveau.


L'ASPARTAME DANS LE COCA

Le Coca-Cola Light, à base d’aspartame, est lancé en 1982 aux Etats-Unis puis en 1988 en France, peu de temps après l’autorisation de l’aspartame en France. Le Coca-Light sans caféine est lancé en 1999. Le Coca-cola light connait un énorme succès et qui, un an plus tard, devient la boisson basse calorie la plus consommée en France. Celle-ci est majoritairement consommée par les femmes qui sont soucieuses de leur ligne. Coca-Cola light est par la suite décliné en recettes avec différentes saveurs: Coca-Cola Light Lemon (citron) en 2002, Coca-Cola Light Lime (citron vert) en 2005, Coca-Cola Light Sango (orange sanguine) en 2006.

Le Coca-Cola Zero arrive en France le 18 janvier 2007. Le « zero » est lui aussi sans sucre, sans calorie ou presque (3 Kcal/L contre 2 Kcal/litre pour le light) et il contient de l’aspartame, mais, à la différence du light, son goût est quasiment identique au Coca-Cola classique.

Coca-Cola light connaît aujourd'hui un succès partout dans le monde.  Sur le site Coca-Cola, on peut trouver quelques informations concernant l’aspartame. L’entreprise affirme: «  Autorisé en France depuis 20 ans, l’aspartame a fait l’objet de plus de 200 études scientifiques et son innocuité a toujours été confirmée. L’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments a encore réaffirmé récemment que l’aspartame était sans danger pour la santé.

 

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