Les limites

Les effets négatifs

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Une surconsommation régulière entraîne des inconvénients. On note, parmi les signes évocateurs de la caféinomanie la nervosité, l'anxiété, l'irritabilité, des tremblements, troubles sensoriels, l'accélération du cours de la pensée ou du débit verbal, des périodes d'infatigabilité.

Au niveau du coeur

A dose élevée (plus de 5 tasses de café/jour), la caféine augmente la fréquence cardiaque et provoque parfois une hypertension. Elle provoque des insomnies et des troubles anxieux (nervosité, tremblement).

Au niveau des reins et de la vessie

A dose faible à modérée (jusqu’à 4 tasses de café/jour), la caféine à des propriétés diurétiques (augmentation du besoin d'uriner). A dose élevée(plus de 5 tasses /jour), elle provoque parfois des brûlures d'estomac. Elle est donc déconseillée en cas de pathologie oeso-gastrique (reflux gastro-oesophagien, ulcère gastrique ou duodénal).

Sur le sommeil

La caféine provoque d’importants effets sur le sommeil. En effet, l'ingestion de caféine 30 a 60 minutes avant le coucher allonge la latence d'endormissement, raccourcit le temps de sommeil total et donne une mauvaise impression sur la qualité du sommeil. L'intensité et la durée de ses effets varient cependant selon les sujets, en fonction de leur capacité d'élimination plus ou moins rapide de la caféine. Chez les buveurs chroniques de café, les effets sur le sommeil peuvent disparaître avec le temps.

Il existe de nombreux autres effets négatifs, tels que la majoration des effets secondaires des médicaments pour l'asthme (théophyllline), des contraceptifs oraux, des décongestionnants nasaux et de certains antibiotiques, un risque majoré de fausses couches chez la femme enceinte et une diminution du poids de naissance du nouveau-né au-delà de 300 mg/j, la majoration de la fuite urinaire de calcium et de magnésium, une élévation de la pression artérielle ou encore une perte de mobilité des spermatozoïdes chez l'homme au-delà de 400 mg/j. Il est également connu que ces effets sont plus marqués chez l'enfant : une canette de Coca-Cola équivaut pour eux à 4 tasses de café pour un adulte. Tout n'est donc qu'une question de doses... Il est préférable de ne pas prendre l'habitude d'une consommation régulière de caféine, et surtout pas trop jeune.

Quelques chiffres

Pour les enfants de 12 ans et moins, il est recommandé un apport quotidien maximal en caféine de 2,5 milligrammes par kilo.

Pour les femmes, l’apport maximal recommandé est de 300 mg de caféine par jour, soit un peu plus de deux tasses de café.

Pour les hommes en bonne santé, le maximum quotidien recommandé est de 400 mg.

Au-delà de 500 mg de caféine par jour, les personnes doivent être incitées à réduire ou à arrêter leur consommation.

La dépendance

   La caféine crée une dépendance psychique et physique. Ainsi, une personne étant habituée à une consommation soutenue de caféine ( plus de 300 mg/jour ) peut ressentir à son arrêt un syndrome de sevrage fait de maux de tête, de perturbation de l'humeur ( irritabilité ), de fatigue... Ces symptômes disparaissent généralement au bout d'une semaine.

    L’activation de plusieurs circuits neuronaux par la caféine entraîne un blocage de l’adénosine, favorisant
la stimulation de la production d’adrénaline et de dopamine par l’hypophyse, de sorte que la caféine appartient au même groupe que la cocaïne ; seul l’effet est plus doux. L’adrénaline étant l’hormone de la fuite ou de la lutte, elle va augmenter le niveau d’attention et donner un pic d’énergie à tout notre organisme. Un effet que les buveurs de café recherchent souvent.

    Enfin, comme la plupart des drogues, la caféine augmente la production de dopamine. La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire une molécule chargée de transmettre l’information entre les neurones. Lorsque la production ou la circulation de la dopamine est entravée, les cellules nerveuses communiquent mal. Dans le processus d’une addiction, la dopamine est un neuromédiateur du plaisir et de la récompense, que le cerveau libère lors d’une expérience qu’il juge bénéfique.

   Cela contribue à entretenir la dépendance à cette drogue que consomment quotidiennement 90 % des adultes américains.

   La consommation continue de caféine finit par faire apparaître une pharmacodépendance liée à l'excès de récepteurs à l'adénosine et au manque de récepteurs à la dopamine . Lors du sevrage, le corps devient hyper-sensible à l'adénosine, ce qui fait augmenter la pression artérielle de façon dramatique et peut générer de très forts maux de tête et d'autres symptômes comme la bradycardie (rythme cardiaque trop faible); le manque de dopamine peut générer un était dépressif et une nette diminution des performances cérébrales, c'est pourquoi on recommande toujours un sevrage progressif étalé sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

 

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ADDICTION : UNE ORIGINE GENETIQUE ?

cafeine-addiction-1.jpgUne recherche américaine publiée dans le journal PLoS Genetics révèle que le besoin de consommer du café aurait, chez certaines personnes, une origine génétique.

Des scientifiques américains ont étudié l'ADN de 40.000 personnes à la recherche de liens entre celui-ci et les besoins en caféine. Ils ont ainsi repéré deux séquences génétiques qui seraient associées aux besoins de consommation de café, de thé, de chocolat, de sodas ou d'autres sources de caféine. Un des auteurs de l'étude, le docteur Neil Caporaso, de l'Institut National du Cancer dans le Maryland, explique en effet que : "Pour la première fois, nous savons que des gènes spécifiques influencent la quantité de caféine que consomment les individus". Des variations génétiques qui amèneraient les gens à consommer environ 40 milligrammes de caféine en plus, l'équivalent d'un tiers d'une tasse de café ou d'une canette de Coca-Cola, a indiqué le scientifique à la BBC.

Dans les séquences identifiées, deux gènes en particulier seraient impliqués dans la nécessité de consommer du café. Le premier gène (CYP1A2) avait déjà été repéré comme jouant un rôle dans la dégradation de la caféine. Encore inconnu, le second (AHR) permettrait en fait de réguler la fonction du premier.

Jusqu'ici les études avaient essentiellement portées sur la recherche de facteurs environnementaux, mais il semblerait donc que ce soit au niveau génétique que se trouve l'explication de ce besoin, variable en fonction des individus. De même, de nombreux gènes seraient impliqués dans les préférences alimentaires mais les scientifiques n'en connaissent que "très peu" pour l'instant comme l'a souligné le Dr Caporaso.

Il semblerait donc qu'un lien puisse exister entre consommation de caféine et besoin ressenti. Ainsi, si certaines personnes ressentent un besoin fort de consommer du café, des sodas, du thé ou du chocolat, cela pourrait dépendre de leur ADN.

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